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Antiviraux : Inhibiteurs de réverse transcriptase du VIH

Résumé de la fiche

Dernière modification le 13/08/2009
Les inhibiteurs de la reverse transcriptase (RT) sont des molécules actives sur le VIH : ils bloquent l’enzyme permettant la synthèse d’ADN complémentaire à partir de l’ARN viral, avant son intégration dans le génome de la cellule infectée : ils agissent donc sur une phase précoce de la réplication virale. Ils regroupent des molécules appartenant à des familles pharmacologiques différentes. Les analogues nucléosidiques (inhibiteurs nucléosidiques de la reverse transcriptase, NRTI) ont constitué la première classe d’antirétroviraux mis sur le marché en 1987. Les inhibiteurs non nucléosidiques (inhibiteurs non nucléosidiques de la reverse transcriptase, NNRTI) sont apparus dix années plus tard (1997).
Les traitements actuels du VIH associent plusieurs molécules appartenant à des classes pharmacologiques différentes. A côté des inhibiteurs de la RT, on dispose aujourd’hui dles inhibiteurs de la protéase virale qui font l’objet d’un autre chapitre de ce site (M24-3) et de médicaments appartenant à des classes plus récentes : les inhibiteurs d’entrée, les inhibiteurs de fusion, les anti-intégrase. En première intention, le reposera sur l’association de 3 molécules (tri-thérapie, comprenant généralement 2 NRTI et, soit un NNRTI, soit 1 Inhibiteur de Protéase.
Le traitement antirétroviral permet de limiter la réplication du VIH à un seuil non détectable et de restaurer en partie le statut immunitaire du patient mais n’éradique pas le virus de l’organisme.
.Ces traitements sont lourds et contraignants : 
-          contraintes horaires, alimentaires ou galéniques
-          suivi médical et biologique régulier (examen clinique, évaluation de l’efficacité du traitement par détermination de la charge virale plasmatique, évaluation de l’état immunitaire par détermination du taux de lymphocytes T4, examens biologiques complémentaires)
-          effets indésirables d’intensité variable (troubles digestifs fréquents, métaboliques ou hématologiques avec les NRTIS, réactions cutanées avec les NNRTIs)
-          interactions médicamenteuses (NNRTIs > NRTIs)
-          toxicité au long cours (toxicité cardiovasculaire, lipoatrophie, toxicité mitochondriale des NRTIs)
-          émergence de résistances aux diverses molécules médicamenteuses suite à une modification génotypique de l’enzyme. La fréquence d’émergence de résistance est diminuée par l’association de plusieurs classes médicamenteuses.
L’observance rigoureuse des patients et une bonne prise en charge médicale sont capitales pour l’efficacité clinique.