Surveillance des effets
Dernière modification le 13/08/2009
Effets souhaités
L’objectif principal du traitement est l’obtention d’une charge virale indétectable le plus rapidement possible associée à une remontée des CD4. La surveillance repose donc sur le suivi immunovirologique régulier (à M1, M3 puis tous les 3 mois) de la charge virale et du taux de CD4.
D’autres tests contribuent à une bonne prise en charge des patients : le dosage plasmatique des NNRTIs (suivi thérapeutique pharmacologique) et les tests génotypiques de mutations virales sur la reverse transcriptase.
Intérêt des dosages (Figure 5)
Dans la famille des inhibiteurs de la RT, le dosage plasmatique concerne presque exclusivement les NNRTIs en raison des interactions médicamenteuses nombreuses avec cette classe pharmacologique. Par ailleurs, le sous dosage en NNRTIs conduit rapidement à un échec virologique avec résistance virale à l’ensemble des molécules de la classe.
Le dosage plasmatique des NRTIs est peu usité car la corrélation entre la concentration plasmatique et la concentration intracellulaire des dérivés pharmacologiquement actifs n’est pas établie pour toutes les molécules. Le dosage intracellulaire est particulièrement délicat et appartient encore au domaine de la recherche clinique. Cependant, dans certaines situations, notamment chez le nouveau-né, le dosage plasmatique de certains NRTIs peut s’avérer utile.
Conditions du prélèvement
Intérêt principalement du dosage résiduel, c’est à dire juste avant la prise médicamenteuse. Pour l’éfavirenz, dont la prise a lieu le soir au moment du coucher, le dosage est classiquement réalisé à H12.
Renseignements clinico-thérapeutiques indispensables
La spécialité, la posologie, le rythme d’administration, les horaires des prises et la date d’instauration doivent figurer sur la feuille de demande d’examen.
Le traitement antirétroviral complet, le contexte immuno virologique ainsi que les pathologies associées (co-infection VHB, VHC…) et les médicaments co-administrés sont nécessaires à une bonne interprétation du résultat.
Intérêt de l’étude du génotype viral
Le génotypage consiste à amplifier l’ARN viral et à comparer les gènes de la reverse transcriptase à ceux du virus sauvage. En fonction des zones et des types de mutation, il est possible de déterminer le risque de résistance du virus aux divers analogues nucléosidiques ou non nucléosidiques de la reverse transcriptase grâce à un algorithme régulièrement remis à jour. Une mutation de résistance à l’un des NNRTIs entraîne une résistance croisée à l’ensemble de cette classe.