Il faut souligner que les protéines G ne sont pas associées à un récepteur unique mais qu’elles peuvent diffuser au sein de la membrane et s'associer à differentes cibles. Enfin, il existe une relation entre les types de récepteurs et le type de protéine G avec laquelle ils interagissent. Les sous-unités a des différentes protéines G se distinguent les unes des autres par leur affinité pour différentes protéines effectrices et donc se différentient selon l’effet intracellulaire engendré (Tableau I).
>>> Différents types de protéine G
Famille | Effecteur |
| Gs | |
| Gi | Adénylate cyclase (-) Canaux potassiques (-) Phospholipase C (-) Phospholipase A2 (-) |
| Gq | Phospholipase C (+) |
| Go | Courant calcique (-) |
>>> Systèmes mis en jeu par les récepteurs couplés à une protéine G
Les récepteurs muscariniques de l’acétylcholine, ceux de la noradrénaline, l’adrénaline, la dopamine, la morphine, les prostaglandines, les leucotriènes font partie, entre autres, des récepteurs couplés aux protéines G. Les effecteurs des protéines G peuvent être des canaux ioniques directement activés par les protéines G, sans l’intermédiaire de seconds messagers, ou des enzymes qui vont permettre la synthèse de seconds messagers. Parmi ces derniers, il faut citer l’AMPc résultant de l'activation de l’adénylate cyclase par la protéine Gs (la protéine Gi inhibant l'adénylate cyclase) ainsi que l’IP3 (inositol triphosphate) et le DAG (diacylglycérol) résultant de l'activation de la phophoslipase C par une protéine Gq. Le GMPc résultant de l'activation de la guanylate cyclase membranaire par le facteur atrial natriurétique (ANF) et la phospholipase A2 qui joue un rôle primordial dans la voie des leucotriènes, sont également des seconds messagers.