Les canaux ioniques ouverts par un ligand sont des récepteurs pour les neurotransmetteurs rapides comme l’acétylcholine, le GABA, le glutamate, la sérotonine, l’adénosine, etc…..
Ils sont nommés en fonction de leur ligand naturel.
Sur ces protéines, les médicaments peuvent être agonistes (reproduisant l’effet du ligand naturel) ou antagonistes (empêchant l’effet du ligand naturel). Les médicaments peuvent moduler l’activité des canaux en se fixant sur des sites allostériques différents des sites de liaison en changeant la conformation du récepteur-canal (par ex. le récepteur GABA A et benzodiazépines).
2- Canaux voltage-dépendant ou «voltage-operated channels» (VOC) :
Canaux ioniques dont l’ouverture est activée par le potentiel de membrane
Ces canaux -voltage dépendant sont caractérisés
- par la sélectivité des ions (Ca2+ , Na+, K+, Cl-, …)
- par leur conductance (élevée à faible, exprimée en pSi)
- par leur domaine d’activation (dépolarisation importante à faible)
- par leur cinétique d’inactivation (lent, rapide ou transitoire)
Les canaux calciques de type L (ou lents) sont la cible des «anticalciques» ou «antagonistes calciques» :Vérapamil, Diltiazem et Dihydropyridines. Ces médicaments bloquent l’entrée de Ca2+- du milieu extracellulaire vers le milieu intracellulaire via les canaux Ca2+ -VOC.
Les canaux sodiques sont la cible des anesthésiques locaux qui empêchent le passage du courant sodique et la dépolarisation de la membrane cellulaire, bloquant ainsi la genèse ou la conduction de l’influx nerveux.
3- Canaux ioniques dont l’ouverture est déclenchée par une variation de la concentration intracellulaire de messager intracellulaire.
Ce sont des canaux potassiques ATP-dépendants (KATP) ou canaux potassiques Ca2+- dépendants (KCa). L’ouverture des canaux potassiques provoque une hyperpolarisation membranaire (lorsqu’on est au potentiel de repos) ou une repolarisation membranaire (lorsqu’on est en phase de dépolarisation).
L’ouverture de canaux KATP est provoqué par une augmentation de la concentration intracellulaire en ATP, ce qui induit une dépolarisation membranaire.