Vous êtes : Accueil  > Médicaments  > Antipaludéens  > Les points essentiels  > résumé

Antipaludéens : Les points essentiels

résumé

Dernière modification le 01/11/2005

1 - Les antimalariques sont destinés à prévenir ou à supprimer l’apparition des symptômes cliniques du paludisme. La plupart sont des schizontocides qui agissent sur les formes endoerythrocytaires de Plasmodium falciparum, P. vivax, P. ovale et P. malariae. Selon leur rapidité d’action et leur aptitude à induire une résistance de la part de P. falciparum, on distinguera :
- Le groupe des amino-4-quinoléines (chloroquine et amodiaquine), des aminoalcools (quinine, méfloquine et halofantrine) et des sesquiterpènes (artéméther) d’action rapide et pour lesquels la résistance est longue et difficile à apparaître.
- Le groupe des antifoliques, antifoliniques et inhibiteurs des fonctions mitochondriales d’action lente et pour lesquels la résistance apparaît rapidement. Ces molécules sont utilisées en association afin d’obtenir une synergie parasiticide et de retarder l’émergence de la résistance plasmodiale.

2 - Le choix du traitement prophylactique repose sur les risques d’infection dans la zone géographique envisagée et sur la tolérance des différents médicaments.

3 - Le traitement du paludisme dépend de la nature de l’espèce plasmodiale en cause et de la sévérité de la maladie :
a - Les infections à P. vivax, ovale et malariae restent les seules indications actuelles de la chloroquine.
b - Les accès non compliqués à P. falciparum relèvent d’un traitement par voie orale avec :
- l’halofantrine, contre-indiquée chez les patients ayant des antécédents de cardiopathies, d’arythmies ou des médicaments associés les exposant à ces risques,
- la méfloquine, contre-indiquée chez les patients ayant des antécédents de troubles psychiatriques et de convulsions,
- l’association proguanil-atovaquone bien tolérée,
- la quinine pouvant entraîner des signes d’imprégnation : le Cinchonisme.
c - Le traitement de choix des formes graves de paludisme à P. falciparum repose sur la quinine administrée en perfusion intraveineuse sur 4 heures ou en cas de résistance ou de contre-indication à la quinine sur l’administration intramusculaire d’artéméther.

4 - Les rythmes d’administration et la durée des traitements sont fonction des points d’impact des médicaments dans le cycle parasitaire ainsi que de leurs caractéristiques pharmacocinétiques.