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Antipaludéens : Les points essentiels

rappel physiopathologique

Dernière modification le 01/11/2005

- Le paludisme est une protozoonose due à des hématozoaires du genre Plasmodium. Les parasites évoluent successivement chez l’homme et chez un moustique du genre Anophèle (Fig. 1).


Figure 1 : Cycle du plasmodium chez l’anophèle et chez l’homme.




Légende : La piqûre d’un anophèle infesté injecte des sporozoïtes dans un capillaire sanguin. Après un court séjour dans le sang, les sporozoïtes gagnent le foie. Durant une phase cliniquement muette, ils s’y multiplient pour donner un corps bleu dont l’éclatement libère des mérozoïtes dans la circulation. Après pénétration dans les hématies, les mérozoïtes se transforment en trophozoïtes puis en schizontes dont l’éclatement, contemporain de l’accès thermique clinique libère des mérozoïtes. Ceux-ci vont coloniser d’autres hématies. Après plusieurs cycles apparaissent des gamétocytes males et femelles. Lors de la piqûre d’un paludéen, les gamétocytes sont ingérés par un anophèle femelle. Leur fécondation conduit à la formation d'un œuf qui, après division et éclatement libère des sporozoïtes. Ceux-ci gagnent les glandes salivaires du moustique et seront à leur tour inoculés à un sujet réceptif.

- Quatre espèces de Plasmodium infectent l’homme : Plasmodium falciparum, P. vivax, P. malariae et P. ovale (tableau 1). Après une phase d’incubation de durée variable, le tableau clinique initial associe une fièvre continue, un syndrome algique et des troubles digestifs. Les reviviscences schizogoniques déclenchent des accès périodiques se déroulant en 3 stades : sensation de froid avec malaises et frissons, fièvre d’ascension rapide puis défervescence thermique accompagnée de sueurs profuses.

- L’infection à Plasmodium falciparum revêt un caractère de gravité par sa létalité potentielle et par l’extension de sa chimiorésistance. Les accès graves surviennent préférentiellement chez des sujets non immuns. Cette terminologie regroupe le neuropaludisme, encéphalopathie aiguë fébrile ainsi que d’autres manifestations de défaillance viscérale. Ils imposent un traitement d’urgence par voie intraveineuse. Le paludisme viscéral évolutif survient lors d’infestations parasitaires massives et répétées suivant une prophylaxie inefficace. Il associe une altération de l’état général, une splénomégalie et une anémie.

 

P. falciparum

P. vivax

P. ovale

P. malariae

Localisation
géographique

Zone équatoriale : transmission endémique
Zone subtropicale : transmission saisonnière

Zones subtropicale et tempérée

Afrique intertropicale

Foyers clairsemés

Délai d’incubation

7 j

15 j

15 j

21 j

Périodicité de la fièvre

tierce

tierce

tierce

quarte

Complications

Accès pernicieux : fièvre, troubles neurologiques, manifestations viscérales
Paludisme viscéral évolutif

non





non





non





Reviviscences tardives

non (< 2mois)

oui

oui

oui

Chimio
résistance

Fréquente

foyers

non

non


Tableau 1 : Caractéristiques des différentes espèces de Plasmodium infectant l’homme