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Antipaludéens : Les points essentiels

caractéristiques pharmacocinétiques

Dernière modification le 01/11/2005

- La résorption digestive de la plupart des antimalariques est rapide et complète. En revanche, la vitesse de résorption de la méfloquine est lente. Elle est incomplète et variable pour les molécules lipophiles, dont la prise doit être réalisée soit à jeun pour l’halofantrine, soit lors d’un repas pour l’atovaquone.

- La liaison aux protéines plasmatiques est importante pour la plupart des antimalariques mais aucune interaction mettant en jeu un mécanisme de défixation n’est cliniquement significative. Les aminoalcools et des amino4quinoléines s’accumulent davantage dans les hématies parasitées que dans les hématies saines. Leur accumulation est diminuée dans les hématies parasitées par des souches résistantes.

- A l’exception de l’atovaquone, les antimalariques subissent des biotransformations hépatiques impliquant divers isoformes du CYP 450 (3A4 et 2C19) et l’acétylation des sulfamides. Les métabolites formés participent tout au moins en partie à l’activité antimalarique du médicament. L’amodiaquine et le proguanil sont des promédicaments dont l’activité repose sur leurs métabolites principaux, respectivement la monodéséthylamodiaquine et le cycloguanil.

- L’élimination par voie métabolique et/ou biliaire prédomine pour l’atovaquone, l’halofantrine, la méfloquine, l’artéméther et l’amodiaquine. La chloroquine, l’association pyriméthamine-sulfadoxine, le cycloguanil et la quinine sont excrétés dans les urines sous forme inchangée ou de métabolites.

- Les antimalariques possédant un volume de distribution élevé ou fortement liés aux protéines plasmatiques sont lentement relargués dans la circulation. Leurs longues demi-vies d’élimination autorisent des traitements d’une seule journée (association sulfadoxine-pyriméthamine, méfloquine, halofantrine) ou limités à 3 jours (chloroquine, amodiaquine et association proguanil-atovaquone). A l’inverse, les courtes demi-vies d’élimination de la quinine et de l’artéméther imposent des prises répétées pendant 7 à 8 jours.


Voies d’administration

Tmax (h)

Volume de distribution(l/kg)

Fixation protéique(%)

Métabolisme hépatique

Demi-vie élimination

Elimination urinaire (% dose)

Chloroquine

Orale (f :0.80)


2-6


> 100



60



++

métabolite actif

20 –30 j



60



Amodiaquine

Orale promédicament

2-3 métabolite

20 -40

90


+++

métabolite actif

6 – 10 j

métabolite

< 20


Quinine

Orale (f :0.85)
IM, perfusion

1-3



2-3


85



++ (CYP 3A4)


métabolites inactifs

5-10 h



20



Méfloquine

Orale (f :>0.85)


6-24



13-20



90



+++ (CYP3A4)

métabolite inactif

15-22 j



< 10



Halofantrine


Orale (variable)


3-16

-

-


+++ (CYP3A4)

métabolite actif

Hf 2-3j

métabolite 5-7j



<10


Artéméther

IM


3

-


90


+++ (CYP3A4)métabolite actif

2-4 h


<10


Sulfadoxine

Orale, IM



2-6



0,14



95



++ (acétylation)métabolite inactif

7-9 j



80


Pyri
méthamine

Orale, IM

2-12

-

95

++

2-4 j

50

Proguanil

Orale (f :0.60)Promédicament



3-4




-




90


++ (CYP2C19)métabolite actif

Proguanil 15h Cycloguanil 12 h

60


Atovaquone

Orale (f :0.20)


3-6



0,62



> 99



0

cycle entérohépatique

2-3 j



< 1



Doxycycline

Orale (f :0.90)

2-3

-

93

++

18-22 h

30


Tableau 5 : caractéristiques pharmacocinétiques des antimalariques