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Antipaludéens : Les points essentiels

situations à risque et déconseillées

Dernière modification le 01/11/2005

1. L’utilisation de certains médicaments en prophylaxie est contre-indiquée soit afin d’éviter l’apparition de résistance (halofantrine), soit en raison de la possibilité de survenue d’effets secondaires lors d’administrations répétées (amodiaquine et association sulfadoxine-pyriméthamine). La notion d’antécédents psychiatriques et de crises convulsives contre-indique l’utilisation prophylactique de la méfloquine.

2. En thérapeutique, les contre-indications absolues sont rares et dépendent du rapport bénéfice-risque pour le patient.

a - Parmi les antécédents pathologiques :
- La notion de convulsions ou de troubles psychiatriques contre-indique l’usage de la méfloquine.
- Les antécédents de troubles de la conduction (QT long), de syncopes inexpliquées, de cardiopathies, de bradycardies ou d’arythmies ainsi que les associations médicamenteuses susceptibles de majorer ces risques contre-indiquent le traitement par l’halofantrine. L’administration intraveineuse de quinine est à éviter chez les patients présentant des troubles de la conduction ventriculaire.
- Les antécédents de fièvre bilieuse hémoglobinurique contre-indiquent l’utilisation de la quinine mais également de la méfloquine et de l’halofantrine.
- L’insuffisance hépatique sévère contre-indique l’utilisation de la méfloquine. Les posologies de quinine, de proguanil et de chloroquine doivent être adaptées à la sévérité de l’insuffisance rénale. L’association sulfadoxine-pyriméthamine est contre-indiquée au cours des insuffisances rénale et hépatique.

b - Certaines associations médicamenteuses susceptibles de renforcer la toxicité des antimalariques sont contre-indiquées :
- Les médicaments donnant des torsades de pointes, hypokaliémiants, bradycardisants ou inhibiteurs des enzymes du CYP 450 3A4 sont susceptibles de renforcer la cardiotoxicité de l’halofantrine.
- Les antiépileptiques (acide valproique) renforcent les risques de convulsions liées à la méfloquine.
- L’administration concomitante de méfloquine à dose curative et de quinine est contre-indiquée du fait de la sommation des effets cardiaques et du risque de convulsions. Le traitement par la méfloquine ne doit pas débuter dans les 12 heures suivant l’administration de quinine.