- L’administration parentérale de la quinine ou de la chloroquine doit être réalisée en perfusion lente. Les injections rapides en bolus sont à proscrire en raison de leur cardiotoxicité.
- La tolérance de la méfloquine doit être appréciée en débutant le traitement prophylactique 10 jours avant le départ.
- La recherche d’antécédents cardiovasculaires et la réalisation d’un électrocardiogramme avec la mesure de l’espace QTc est recommandée avant tout traitement par l’halofantrine. En règle générale, les aminoalcools à durée de vie longue comme la méfloquine et l’halofantrine doivent être évités chez les patients présentant des troubles cardiovasculaires.
- Au cours de la grossesse et de l’allaitement, la doxycycline et l’amodiaquine sont formellement contre-indiquées. Pour les paludismes contractés en zone de polychimiorésistance, la doxycycline peut être remplacée par la clindamycine. En l’absence de données cliniques suffisantes, la méfloquine, l’halofantrine, l’artémether et l’atovaquone sont à éviter. L’association sulfadoxine-pyriméthamine est contre-indiquée en début et fin de grossesse en raison des risques d’ictère nucléaire. En revanche, la chloroquine seule ou associée au proguanil ainsi que la quinine sont utilisables au cours de la grossesse.
- Chez le jeune enfant, la prophylaxie utilise la chloroquine seule ou associée au proguanil. La méfloquine est contre-indiquée avant 3 ans (< 15kg) en prophylaxie et chez les nourrissons de moins de 3 mois (< 5kg) en traitement curatif. Les tétracyclines et la doxycycline sont à proscrire avant 8 ans. En l’absence de posologies pédiatriques bien établies, l’atovaquone ne doit pas être utilisée avant 12 ans en thérapeutique. Un sirop pédiatrique à usage prophylactique est en développement. En revanche, l’halofantrine sous sa forme de sirop pédiatrique et la quinine sont utilisables pour le traitement du paludisme chez l’enfant.
- La primaquine peut provoquer des hémolyses intra-vasculaires et son usage est contre-indiqué chez les sujets présentant un déficit congénital en glucose-6 phosphate déshydrogénase.