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Antipaludéens : Les points essentiels

surveillance des effets

Dernière modification le 01/11/2005

Elle diffère selon la gravité du paludisme :

1. L’hospitalisation n’est pas obligatoire pour une forme non compliquée si l’on peut s’assurer de la bonne observance du traitement et de revoir les patients à 3 et 7 jours.

- Le choix de l’halofantrine impose la recherche de cardiopathie, de contre-indications médicamenteuses et d’un allongement de l’intervalle QTc (> 0.44s). Quelle que soit sa valeur initiale, une augmentation de l’espace QTc est habituel au cours du traitement par la quinine, la méfloquine, l’halofantrine ou l’artéméther.

- Une hospitalisation de 24 heures permet de vérifier l’observance du traitement, puis le contrôle à J3 pour s’assurer de la disparition des signes cliniques, de la normalisation de la température (< 72h) et de la diminution de la parasitémie (négativation à 96h).

- A J7, une évaluation clinique et parasitologique permettra de dépister une inefficacité du traitement (résistance, rechute précoce, malabsorption ou mauvaise observance) ainsi que de réaliser un second ECG avant la seconde dose d’halofantrine.

2. Dans le cas d’une forme grave, l’hospitalisation est indispensable et le traitement de premier choix reste la quinine intraveineuse relayée dés que possible par la voie orale.

a - La surveillance est dans un premier temps clinique : évolution de la température, de la pression artérielle, et de l’état de conscience.
b - Sur le plan biologique, la surveillance comporte :
- un suivi quotidien des paramètres hématologiques, rénaux, hépatiques et métaboliques,
- un contrôle régulier de la glycémie surtout chez la femme enceinte, l’enfant et devant toute aggravation de l’état neurologique, et
- une numération parasitaire quotidienne
- La détermination de la quininémie n’est pas indispensable au suivi thérapeutique et ne présente un intérêt qu’en cas d’insuffisance rénale ou hépatique. La quininémie efficace se situe entre 8 et 15 mg/l. L’intérêt d’une surveillance électrocardiographique s’impose surtout dans des situations à risques telles que chez le sujet âgé ou en cas d’insuffisance rénale ou hépatique.